Étape 5
  

Étape 5

Zernez, Suisse le 20/07/2016

 

Après avoir parcouru quelques milliers de kilomètres à moto sur les routes Anglaises, Écossaises, Irlandaises et Suisses, je dois observer que notre système routier Français présente bien des anomalies. J'en veux déjà pour preuve cette foison de radars disséminés dans tout le pays. Et on peut dire que ce sont vraiment des engins de toute modernité , et où l'on voit déjà là la manne financière poindre le bout de son nez. En Suisse, il y a des radars, mais bien loin  du nombre et du luxe ostentatoire de chez nous. L'état Français s'est arrogé une sorte de droit policier du tout répressif pour penser résoudre les problèmes de mortalité et d'accidentologie chez nous. 
Les règles des autres pays sont bien plus logiques, moins compliquées vis à vis des limitations de vitesse ( pauvres étrangers en vacance chez nous qui n'y comprennent rien aux variations permanentes) et de plus, respectées. Voilà un point qui doit être souligné. Même sur de belles lignes droites en Suisse, les usagers respectent ces limitations. En France , notre réseau routier est  trop complexe et faussement sécurisé. Trop de routes à vocations multiples qui ne font que confondre les points noirs : carrefours de tous côtés, visibilité opaque et insuffisamment protégés. Ensuite, il s'agit de responsabiliser chacun en faisant abstraction de l'égoïsme bien de chez nous. Tout passe par l'éducation. Quand on aura compris cela, la route ne sera plus un facteur d'angoisse et de violence et l'on évitera tout ce battage  et matraquage permanent.
 
Ce matin, le trek que j'ai choisis m'engage à ne pas revenir sur mon chemin initial , donc, je prends le bus . Les possibilités de ce moyen de transport sont innombrables et les points très bien desservis. Je m'engage vers le sommet Margunet , en quête d'observation de Gyapèdes barbus, réintroduis dans les années quatre vingt dix. Plusieurs éléments habitent maintenant le parc. Après un passage dans la forêt de pins crochet et dont le fruit que j'avais pris pour un trognon de pomme s'appelle l'Argole, je bifurque au Nord Ouest vers le col. Rude ascension en plein cagnard . Le souffle se fait rare et les muscles se tendent. Un peu plus haut, la passe s'avère plus venteuse. Pas d'oiseaux à l'horizon. Je me doute bien qu'ils ne m'attendent pas au tournant !
Enfin arrivé au col d'où la vue s'étends sur de vastes pans de montagnes dénudées et parsemées d'herbe rase. Plus  loin, les sommets enneigés pointent à perte de vue. Un guide de montagne qui suit un groupe a posé sa longue vue et fait passer un à un ses clients pour leur faire observer quelque chose en face. Je m'incruste discrètement et demande si je peux regarder ? Le guide me fait signe et je m'approche de l'objectif. Quatre bouquetins, dont deux mâles avec de forts beaux bois, broutent là haut. Belle image. Je remercie pour la vue et pousse ma marche un plus haut et à l'écart pour déballer mon pique nique. Je vois plus haut la continuité d'un autre parcours ( de huit heures) vers un col  qui avait retenu mon choix. Mais là , plus de temps, c'est mon dernier jour ici. Je repars de l'autre côté du Margunet ( 2328 mètres) et entame la descente jusqu'à retrouver la route une heure après. Je la traverse et finis la ballade vers Il Fuorno d'où j'attends mon bus. 
Comme souligné plus haut, je repars demain pour environ cinq heures de routes, flirtant avec l'Italie et quelques cols pour retrouver la vallée du Valais . Belle étape que Zernez, située au coeur des Grisons et de l'Engadine, au croisement de deux autres vallées, ce qui permet une belle diversité de découvertes. 

 

Commentaires



Autres récits de voyage

Autres Recits en Suisse