Étape1
  

Étape1

Paray-le-Monial, France le 11/07/2016

 

 

 Paray le Monial

Lundi 11 juillet 2016

Je suis tombé hier sur un article qui relatait le parcours d'un libraire et son bus en ballade sur les plages Bretonnes. Il conseille ses coups de coeur en proposant la vente de ses ouvrages. Il parlait là de "Vingt quatre heures de la vie d'une femme" de l'écrivain Stefan  Sweig. Son propos m'a interpellé et j'ai tout de suite replongé dans l'univers de ce roman fascinant. Une histoire d'amour qui surprends par sa soudaineté mêlé à l'étrangeté de l'action qui tient en haleine jusqu'au bout. Passion dévorante et envoûtante que cette bourgeoise appelle de toute son âme et entretien d'un feu passionnel qui la perdra. Histoire vraie des sentiments et de l'émotion intacte que ce récit.

Cette  lecture a donc ouvert pour le lendemain mon nouveau périple vers la Suisse. Cinq années déjà et je reprends cette route qui m'avait laissé une partie de gout amer ( voir sur le même site "La Suisse à moto". Nouvelle moto et comme toujours, sensations différentes pour chaque machine. Celle là , la Tracer 900, se veut plus docile que mes précédentes bécanes, et je trouve rapidement mes marques sur les routes Bourbonnaises. Mon cher GPS qui n'accepte que quelques règlages sans possibilités de panachage, m'emmène sur de petites Départementales ( choix d'itinéraire : le plus court) et parfois quelques surprises. J'ai donc en réserve deux petites cartes sur lesquelles je me rabats en cas de doute. Ces routes sont désertes, à peine croise-t'on une ou deux maisons de ci de là, et mon itinéraire me pose sur un beau village appelé Arcanjon. Place entourée de Platanes et d'une belle église Romane que je visite dans la fraicheur de la nef. Je repars sur mes routes campagnardes du Bourbonnais et rejoins après Moulins une route, elle, beaucoup plus civilisée : radars à tout va de nouvelle génération, radars tronçons, discriminants et tout l'arsenal répressif dont sait faire preuve notre grand cher État protecteur. La vigilance de tout instant pour ne pas dépasser la vitesse fatidique me fatigue plus que l'attention nécéssaire à la conduite normale inhérente aux deux roues. J'atteins Paray le Monial 7 heures après mon départ. Les débuts de voyage sont toujours déséquilibrants. On traîne encore les restes de son rythme de travail, l'esprit n'accepte pas tout à fait le changement , encore encordé à sa vie quotidienne et ses racines. On doit se laisser porter, s'adapter aux imprévus et préparer le lendemain dans ses grandes lignes. Et puis viennent petit à petit les découvertes au fil des jours, accompagnées par chaque nouveau pas vers cet inconnu recherché. On prépare, et se prépare, mais il faut savoir aussi accepter et se faire à ce qui nous fait et défait. Remodeler en quelque sorte notre esprit, pour le nourrir de tout ce qui arrivera, et grandir un peu plus chaque jour que fait notre Dieu ( Dieu, Bouddha, ou celui qui vous plaira de croire) en tournant une nouvelle page de nos existences vers le voyage de notre vie.

 

 

 

 

 

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